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Enigmes historiques

 
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lamia
Séraphin
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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 9:48    Sujet du message: Enigmes historiques Répondre en citant

Le Chevalier d'Eon : homme ou femme ?

Pendant très longtemps, la Cour n'a jamais su affirmer avec certitude si le célèbre espion Charles de Beaumont, dit le Chevalier d'Eon, était un homme ou une femme.

"Un mouchoir au creux du pantalon je suis chevalier d'Eon..." chantait Mylène Farmer en 1987 dans Sans Contrefaçon. Il est né en 1728 sous le nom de Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Thimothée d'Éon de Beaumont, soit trois prénoms masculins et trois prénoms féminins. Cette ambiguïté allait poursuivre toute sa vie Charles de Beaumont, dit le Chevalier d'Eon, durant toute sa carrière d'espion sous la solde de Louis XV et jusqu'à sa mort.

Guerre des sexes
Avocat dès ses 21 ans, Charles de Beaumont est vite remarqué par le roi qui le nomme Censeur royal, puis lui demande d'affilier "Le Secret du Roi", un service secret de renseignements. Sa première mission : approcher l'indisponible tsarine Elisabeth pour demander une alliance russe avec la France. Pour l'approcher, le Chevalier d'Eon devient Lya de Beaumont, et grâce à son intelligence il parvient à devenir sa lectrice. Il finit par influencer la tsarine en la faveur de Louis XV et mène à bien sa première mission. Sa carrière militaire ne cesse de prendre de l'ampleur jusqu'à ce qu'il devienne capitaine des dragons.

Pourtant, cette première mission réalisée très jeune finit par jeter l'opprobre sur le chevalier. En 1770, la rumeur se propage en Europe que le Chevalier d'Eon est vraiment une femme. La douceur de ses traits, la parfaite symétrie de ses prénoms (3 masculins, 3 féminins) ainsi que l'ambiguïté dont se joue le Chevalier à l'annonce de cette rumeur (il ne démentira jamais) ne font qu'amplifier les ragots. Les Anglais en viennent même à parier sur son sexe. Après la mort de Louis XV, Louis XVI, qui ne l'aimait pas beaucoup, fait récupérer certains documents secrets... et le condamne à porter à vie le vêtement féminin. Pour la Cour, cela ne fait plus aucun doute : le Chevalier d'Eon est une femme.

La chevalière continuera pendant plus de 30 ans à porter des vêtements de femme, notamment des toilettes fournies par Marie-Antoinette elle-même. Destituée de ses fonctions de capitaine des dragons, la chevalière finira sa vie dans la misère, s'exposant en tant que saltimbanque ou phénomène de foire. Deux jours après sa mort, la vieille femme est autopsiée. Coup de théâtre : le chirurgien chargé de l'autopsie déclare officiellement que le corps décédé comporte tout ce qu'il y avait de plus masculin. Le Chevalier d'Eon était bien un homme. Mais derrière cette affirmation se cache le mystère d'un homme qui, pendant plus de 30 ans, a vécu comme une femme. Un secret que seul Louis XVI pourrait résoudre...
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lamia
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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 9:54    Sujet du message: Répondre en citant

Mais qui était vraiment la Papesse Jeanne ?

Pendant une procession religieuse, le pape Jean VIII se tord de douleur, et met au monde un enfant juste avant de mourir. D'où vient cette légende selon laquelle le Pape était en fait une Papesse ?

Au IXème siècle, vers l'année 850, un jeune moine aux origines britanniques devient enseignant au monastère St Martin. Son érudition lui permet de devenir rapidement très célèbre dans le milieu religieux, et celui qu'on surnomme Jean l'Anglais devient la candidat idéal pour devenir Pape à la mort de Léon IV. En 857, Jean l'Anglais est proclamé Pape, et devient Jean VIII.

Les fidèles catholiques témoignent de beaucoup d'affection envers leur nouveau Pape, dont la culture impressionne tout le royaume. Pourtant, la foule n'a pratiquement jamais l'occasion de le voir, Jean VIII ne sortant pratiquement jamais de son palais. C'est le jour de l'Ascension qu'arrive le drame : pendant la procession durant laquelle le Pape saluait ses fidèles, Jean VIII se tord de douleur, tombe de son mulet et meurt aussitôt. Et là, horreur : la foule découvre un enfant entre les jambes du Pape, qui se révèle donc être une Papesse !

Jean ou Jeanne
L'enfant n'aurait pas survécu à la chute, et la Papesse est, selon
la légende, morte à cause de l'accouchement. Aujourd'hui, on affirme avec certitude que la Papesse n'a jamais vraiment existé. Cette histoire repose sur une anecdote, selon laquelle Jean VIII, qui était un décisionnaire plutôt faible (notamment face à la puissante Eglise de Constantinople), fut conspué par l'un de ses proches de "papesse plutôt que pape". La population amusée lui donna alors le sobriquet de "Papesse Jeanne", sans pour autant remettre en cause son identité.

La fable de l'accouchement pendant la procession fut alors créée puis reprit par de nombreux auteurs de l'époque, ce qui permit la confusion chez les générations précédentes entre la légende et la réalité, principalement durant le Moyen-Age. Mais la fable a connu de nombreuses dérivations : la tradition selon laquelle un membre du clergé doit vérifier au travers d'une chaise percée si le Pape est bien un homme découle de là : mais bien que l'Eglise accréditait cette légende, la tradition de la chaise percée n'existait évidemment pas !

Aujourd'hui, on peut retrouver la Papesse en tant que deuxième arcane du Tarot de Marseille. Cette carte symbolise la féminité (en opposition à la carte du Bateleur, la première arcane plus phallique), l'ouverture à la culture, la dualité homme-femme, la virginité. Tous des symboles auquels Jean VIII fut bien malgré lui confronté...
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lamia
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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 9:58    Sujet du message: Répondre en citant

La Bête du Gévaudan était-elle un loup ?

Au XVIIIème siècle, la France vit sous la terreur : un loup massacrerait les populations de la région de la Lozère pendant de nombreuses années. Mais que sait-on vraiment de cette légendaire "bête" ?

Qui ne connaît pas la légende de la mystérieuse bête du Gévaudan ? La sortie en salle du Pacte des Loups en 2001 a remis au goût du jour l'histoire mystérieuse et sanguinaire de cette bête qui défraya la chronique au XVIIIème siècle en ensanglantant une bonne partie de la Lozère.

Tout débute avec un fait divers bien réel qui prend une telle ampleur qu'un mouvement de panique envahit la population et oblige Louis XV à intervenir. Dès lors, l'imaginaire prend le dessus sur les faits. C'est ainsi qu'est née la légende de la bête du Gévaudan. L'Internaute Magazine propose un petit retour en arrière pour comprendre les faits qui conduisirent à la naissance de cette légende.

Tout commence le 30 juin 1764 lorsque Jeanne Boulet, une jeune fille de 14 ans du village des Hubas est attaquée en plein jour dans le pâturage où elle gardait un troupeau de vaches par un animal. A l'époque, les accidents de ce type sont assez fréquents. Mais il s'avère que cet évènement est le premier d'une longue série marquée par plus de trois ans de massacres où l'homme deviendra la proie d'une "bête" malfaisante. En effet, tous les récits de survivants ou de témoins de ces drames désignaient un animal. Mais les blessures, jugées inhabituelles, suggéraient plutôt une "bête" hors du commun.

Une centaine de personnes a été recensée comme ayant été victimes de la bête. Ce sont en général des femmes, des jeunes filles et des enfants. La peur grandit encore et la rumeur de la présence d'un monstre dans la région se répand atteignant même les oreilles du roi et de la cour. Des battues sont organisées et effectuées par les Dragons du roi. Mais cela n'aboutit à rien et les attaques se poursuivent.

Le 19 juin 1767, Jean Chastel, un homme du pays, tue une bête qui semble être un loup extraordinaire du fait de sa figure et de ses proportions bien différentes des loups environnants. Cette mort met alors un point final à cette affaire qui hante aujourd'hui encore les esprits. Loup, animal sauvage, monstre ou tueurs en série, les hypothèses concernant la bête du Gévaudan ont été nombreuses à être évoquées, mais le mystère subsiste toujours.
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MessagePosté le: Mer Mar 19, 2008 18:43    Sujet du message: Répondre en citant

La Tour de Babel a-t-elle vraiment existé ?

Toutes les races et les langues seraient apparues, selon la légende, lors de l'édification de la Tour de Babel. Légende, soit, mais qui repose tout de même sur quelques fondements historiques réels...

La légende de la Tour de Babel est à la base un récit biblique. Apprès la création du monde, tous les hommes se servaient de la même langue. Installés dans la vallée de Shinéar (qu'on situerait aujourd'hui en Irak), ils réussirent en cuisant la terre à façonner les premières briques, et décidèrent de tous s'installer au même endroit. Puis leur vint l'idée de construire une tour, qui monterait jusqu'aux cieux, afin de pouvoir loger toute l'humanité dans une seule et même cité.

Intervention divine
Mais le dieu Yahvé, craignant que cet édifice ne permettent ensuite aux hommes de construire tous les projets les plus irréalisables, décida de leur compliquer sérieusement la tâche, en punition de leur vanité. Ainsi, dans la Genèse, Yahvé s'employa à disperser les hommes sur toute la surface de la Terre et de diversifier tous les peuples en leur donnant un langage propre. Aucune cohésion n'étant possible entre eux, et la Tour de Babel resta inachevée.

Pourtant, de nombreux historiens ont réalisé un parallèle très sérieux entre le mythe de la tour de Babel et les premières cités mésopotamiennes. En effet, on retrouve de nombreuses ziggourats le long des rives de la Mésopotamie. Les ziggourats sont d'immenses structures de pierre (en brique), pouvant faire penser à une pyramide et atteignant des hauteurs de plusieurs dizaines de mètres. Elles sont composées de plusieurs plate-formes aux dimensions décroissantes, comme les représentations populaires de la Tour de Babel (comme la peinture de Bruegel, voir image). Là où les historiens et scientifiques restent encore sans certitude, c'est sur la disposition de certaines de ces ziggourats, qu'on retrouve dans le monde entier, et qui sont disposés exactement de la même manière.

De plus, la plus grande de ces ziggourats se trouve aujourd'hui à l'emplacement de l'antique ville mésopotamienne de Babylone. Elle est située sur les rives de l'Euphrate. Cette tour, appelée "Etemenanki" (la demeure du ciel et de la terre) aurait pu servir de modèle à la légende biblique
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MessagePosté le: Jeu Mar 20, 2008 18:49    Sujet du message: Répondre en citant

Le Roi Arthur a-t-il existé ?

Héros de la résistance celte à l’invasion anglo-saxonne, le roi Arthur est le personnage qui inspire les plus beaux récits des poètes médiévaux.
Arthur, Merlin l’enchanteur, Lancelot, les chevaliers de la Table ronde, Tristan ou Perceval évoquent un monde chevaleresque où l’honneur est primordial.
Mais le grand roi qui aurait tranché des têtes d’un revers de son épée Excalibur n’est-il qu’une légende ?
Arthur a-t-il réellement existé ? Quel est l’antique secret du Graal ?

La légende d’Arthur

Quelques temps après que les Romains ont quitté la Grande-Bretagne, les Celtes, livrés à eux-mêmes, s’organisent en une multitude de petits royaumes qui, rapidement, se querellent. L’un de ces Etats est dirigé, nous disent les conteurs, par le roi Uther Pendragon.

Grâce à une ruse de son druide Merlin, Uther parvient à abuser de la femme de l’un de ses ennemis, la belle Igraine.
L’enfant qui naît, Arthur, est élevé par Merlin.

Adolescent, Arthur révèle son sang royal en parvenant sans peine à dégager d’un rocher l’épée merveilleuse Excalibur.

En effet, Merlin organisa un rassemblement de toute la noblesse. Dans un pré, se trouvait une magnifique épée fichée dans une enclume. Sur la pierre était inscrit : "Celui qui retirera l’épée de cette pierre et de cette enclume sera roi de toute l’Angleterre."

On cria au miracle quand le jeune Arthur libéra l’épée de l’enclume. L’Angleterre avait trouvé son roi.

Il fédère les royaumes d’Angleterre et repousse l’envahisseur saxon. Il règne, son épouse Guenièvre à ses côtés, dans sa brillante cité de Camelot où il réunit autour d’une immense table ronde de preux chevaliers : Gauvain, Kay, Perceval, Lancelot, Tristan …

Mais, Arthur a de nombreux ennemis dont Loth de Lothian. Ce dernier envoie sa femme, Morgane, comme ambassadrice. Arthur la séduit et un enfant est conçu, Mordred. Ce qu’ignore Arthur c’est que Morgane est sa demi-sœur.
Merlin prédit que Mordred amènera la ruine du royaume.

En cadeau de mariage, Arthur a reçu une magnifique table ronde. Lorsque les chevaliers prennent placent autour, une place reste vide. Elle est réservée à celui qui ramènera le Saint- Graal, une des reliques les plus sacrées de la chrétienté.

L’amour tient une grande place dans la légende arthurienne. Lancelot et Guenièvre s’aiment. Poussé par Mordred, Arthur accuse le couple d’adultère et de trahison. Lancelot s’enfuit alors sur le continent avec sa bien-aimée et de nombreux chevaliers.
Arthur part à leur poursuite. Le combat mettra fin à l’esprit de la Table ronde. L’honneur perdu et prisonniers de leurs passions, les chevaliers se précipitent vers la catastrophe finale.

Profitant de l’absence d’Arthur, Mordred lève une armée et s’empare du trône. Lors de la bataille de Camlann, Arthur tue Mordred mais est mortellement blessé.

Arthur, agonisant, fait jeter son épée dans un lac : la lame magique est rendue à la fée Viviane, la « Dame du lac », qui éleva Lancelot et envoûta Merlin.

Selon la légende, Bédivère installe le roi mourant dans une barque qui emmène le roi vers l’île magique d’Avalon.
Il est également dit que le roi Arthur reviendra car, sur sa tombe, est écrit : "Hic Iacet Arthurus Rex Quondam Rex futurus" (Ici gît le grand roi Arthur, celui qui fut et qui sera).

Voilà le résumé assez bref de la vie du roi Arthur. Mais quelle est l’origine de cette belle légende ?


La diffusion de la légende arthurienne

L’existence d’Arthur est fixée à la fin du Ve siècle et au début du VIe siècle de notre ère. Le premier auteur à évoquer le roi est l’historien Nennius, dans son histoire des Bretons, rédigée en 826, mais qui s’inspire d’un récit remontant à une époque bien antérieure.

L’histoire d’Arthur est en fait une collection de récits qui ont été ensuite rattachés à un seul héros et à une seule histoire. Cette dernière a été enrichie au cours des siècles.

Les exploits d’Arthur ont été vraiment développés par Geoffroi de Monmouth, auteur d’une Histoire des rois de la Grande Bretagne (Historia regum Britanniae), écrite en 1136. C’est lui qui rassembla tous les récits en y mêlant un peu d’histoire vraie et beaucoup de fiction.
Il fait d’Arthur un roi et créé le personnage de Merlin.

D’autres auteurs ont écrit des ouvrages sur le roi Arthur dont Sir Thomas Mallory (la Mort d’Arthur), Lord Tennyson (Les Idylles du roi) et T.H White (The once and futur king).

Ce sont deux auteurs français qui ont diffusé la légende arthurienne. Vers 1154, Robert Wace traduit l’Historia en un poème, le Roman de Brut.
On y voit pour la première fois les chevaliers prendre place autour d’une table ronde.

Chrétien de Troyes a écrit plusieurs romans (1170 à 1182) retraçant la légende d’Arthur. On lui doit notamment Tristan et Iseut (poème perdu), Lancelot. C’est lui qui introduit le thème de l’amour passion.

Le thème de la quête du Graal n’apparaît qu’en 1215 avec la parution de poèmes français. L’origine du Graal se perd dans la nuit des temps. Attribut païen, puis chaudron magique des Celtes, il fut transformé au Moyen Age en un symbole chrétien.


Les preuves de l’existence du roi Arthur

Les ruines du château de Tintagel où, d’après la légende, Arthur est né, existe toujours. Il se dresse sur une pointe de terre fichée dans l’Océan, au nord des Cornouailles. L’édifice date sans aucun doute de la période concernée.

Une table ronde nous est parvenue. C’est un disque de chêne de six mètres de diamètre, exposé au château de Winchester.
Mais, les analyses ont montré que la table date en fait du XIIIe siècle.

En 1191, les moines de l’abbaye de Glastonbury déclarèrent avoir découvert les corps d’Arthur et de Guenièvre.
Le lieu s’accorde avec la légende qui fait de Glastonbury l’île d’Avalon.
Le supposé souverain eut doit à de nouvelles funérailles grandioses. Mais, comment les moines ont-ils identifiés les ossements du roi, cinq siècles après sa mort ? « A sa noble stature », répondent-ils.
Cette réponse est loin de garantir l’authenticité des cadavres.

Cependant, nous disposons de quatre récits de cette exhumation. Tous se rejoignent sur deux points essentiels :

- La tombe était protégée par deux pyramides de pierre
- Sous le cercueil, on trouva une croix sur laquelle étaient inscrits les mots suivants : Ici gît le grand roi Arthur, et Guenièvre, sa seconde femme, enterrés dans l’île d’Avalon.

Cette croix a été perdue. On en possède une reproduction dans la sixième édition du Britannia de Camden.
L’analyse épigraphique a révélé que la croix n’était pas du VIe siècle (siècle de la mort d’Arthur) mais du Xe siècle.

En 1962, des archéologues firent des fouilles sur l’emplacement présumé de la tombe d’Arthur. Ils trouvèrent un puits, d’où un monument en pierre aurait pu être retiré, ainsi qu’un grand trou qui avait été comblé entre 1180 et 1191.
La croix a très certainement été rajoutée par l’évêque Dunstan, au cours de travaux, au Xe siècle.

Les historiens ont cherché à situer Camelot, la capitale d’Arthur, dont le nom vient probablement de Camulos, dieu celtique de la Guerre.
Les archéologues ont retrouvé dans le Devonshire, à Cadbury, les vestiges de puissantes fortifications circulaires. Une place forte importante existait là au Ve siècle. Il est logique de penser que si un roi luttait contre les envahisseurs, Cadbury devait être sa capitale.

Il est certain qu’à la fin du Ve et au début du VIe siècle, les envahisseurs saxons, ont été repoussés pour un temps.
Cette victoire a forcement nécessité une alliance des nombreux rois celtes. Cette alliance devait avoir un chef, sans doute un ancien officier romain, rompu à la stratégie et l’art de la guerre.
Pourquoi ne se serait-il pas appelé Arthur ?

D’autres historiens pensent que Arthur n’était qu’un chef de clan ordinaire qui guerroyait près de la frontière écossaise. Vers 500, les Bretons remportèrent la bataille de Badon. Cette bataille importante assura la paix pendant 50 ans. L’artisan de cette victoire s’appelait Arthur.
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MessagePosté le: Sam Mar 22, 2008 18:27    Sujet du message: Répondre en citant

Les Amazones. Mythe ou réalité ?

De nos jours, une amazone désigne une femme qui monte à cheval avec les deux jambes du même côté. Cela montre à quel point le mythe des amazones a franchi les siècles. Le nom grec « amazones » signifie « celles qui sont privées d’un sein ».
Cette appellation fait peut-être référence au fait que ces femmes se coupaient un de leur sein pour tirer plus facilement à l’arc.
Une citation de l’historien grec du Ier siècle avant notre, Diodore de Sicile fait référence à de farouches guerrières qui pratiquent les arts de la guerre.
Mais, le mythe des amazones nous vient principalement d’Hérodote, grand voyageur et très certainement le premier historien grec.
Cependant, Hérodote croyait aux dieux et ses récites comportent de multiples références à des mythes et des légendes.
Même si nombre de ses références historiques s’avèrent exactes, on ne peut que prendre du recul face à ses informations.
Néanmoins, certaines découvertes peuvent nous amener à nous demander si les amazones ne sont pas un peu plus qu’un simple fantasme masculin.

Les Amazones selon la mythologie grecque

Peuple de femmes guerrières issu de l’union entre Arès, Dieu de la guerre, et la nymphe Harmonie, les Amazones habitaient une région à l’est de la mer Noire.

Elles ne vivent qu’entre femmes et élèvent leurs filles pour en faire des combattantes et des chasseresses.

Elles ne s’unissent avec des hommes que pour se reproduire. Mais, elles ne conservent auprès d’elles que les filles.

Selon Hérodote, « une fille ne se marie pas avant d’avoir tué un ennemi. Certaines meurent et vieillissent sans avoir été mariées, faut de pouvoir remplir cette mission » (Histoires, livre IV).

Les Amazones vénéraient également Artémis, la virginale déesse de la chasse. Leur société matriarcale ne laissait qu’une place secondaire aux hommes, cantonnés aux travaux domestiques.

Les Amazones apparaissent à plusieurs reprises dans la mythologie grecque. L’épisode le plus connu concerne le 9e travail d’Héraclès (Hercule).

La ceinture d’Hippolyté, reine des amazones :

Admétè rêvait de recevoir un cadeau extraordinaire. Son père eut l’idée d’envoyer Héraclès auprès d’Hippolyté, la reine des amazones, et de lui prendre sa ceinture.

Accompagné de Thésée et de Télamon, Héraclès se rendit sur le territoire des farouches guerrières.
La reine ne fut pas insensible à la virilité du héros et accepta de lui donner la ceinture sans livrer bataille.
Cette ceinture lui avait été offerte par Arès.

Mais, cette histoire n’était pas du goût d’Héra, épouse de Zeus. La déesse prit donc la forme d’une amazone et incita les guerrières à se révolter contre Héraclès.
Ce dernier pensa que Hippolyté l’avait trahi et la tua ainsi que de nombreuses autres amazones.

Peu après cette malheureuse aventure, Thésée s’est rendu chez les amazones pour enlever leur nouvelle souveraine, Antiope, qu’il trouve à son goût.

En représailles, les Amazones quittent leur territoire et envahissent l’Attique. Elles sont repoussées par l’armée de Thésée.
De l’union de Thésée et d’Antiope naît Hippolyte qui deviendra le héros de la pièce de théâtre de Racine, Phèdre.

Dans l’Iliade, les Amazones sont citées à trois reprises mais les indications sont trop vagues pour accréditer leur réelle existence.

Mythes sur les Amazones

Beaucoup d’auteurs, à différentes époques, ont écrit sur ce thème. Selon la coutume, ces femmes servaient dans l’armée pour une période déterminée durant laquelle elles conservaient leur virginité.
Ensuite, elles pouvaient s’accoupler mais conservaient le pouvoir et toutes les responsabilités des affaires de l’Etat.

Pour perpétuer la race, les Amazones se rendaient une fois par an, chez les Gargaréens, pour s'accoupler. Les nouveaux-nés mâles étaient tués ou renvoyés chez leurs pères.

Pour être crédible, le mythe devait se dérouler dans une région inconnue des Grecs. A l’origine, ils situaient le peuple des amazones dans la région du Caucase.
Mais, quand les Grecs colonisèrent cette partie du monde, ils ne trouvèrent aucune trace de ce peuple mythique.

Cela n’était pas un problème. On révisa tout simplement la légende et on plaça le royaume beaucoup plus loin à l’est.

Selon Hérodote, elles avaient migré en Scythie, près de l’actuelle mer d’Azov.

Ce mythe n’est pas purement grec d’ailleurs. Bien après la fin de l’Antiquité, les amazones sont citées par plusieurs explorateurs dont Marco Polo.
Mais aucune preuve n’est jamais venue étayer ces affirmations.

Mythe ou réalité ?

Y a-t-il un fond de vérité dans cette légende ? On sait que dans certaines sociétés anciennes, telle la société nomade des Kourganes en Russie, les femmes étaient traitées comme les égales des hommes.

Il est bien sûr possible que le mythe provienne de descriptions déformées de ces pratiques, inconnues dans le monde grec.

Il semble qu’il y ait eu des sociétés dans lesquelles les femmes participaient à l’art de la guerre.
On a retrouvé un tombeau dans le sud de l’Ukraine qui contenait plusieurs squelettes de femmes enterrées avec des armes.

Certains indices archéologiques semblent démontrer que des femmes, à cheval, ont guerroyé. Par exemple, les os incurvés d’une femme découverts dans une tombe du Kazakhstan attestent une vie passée à cheval.

Certains historiens pensent d’ailleurs que des tribus primitives et matriarcales seraient à l’origine du mythe des centaures.

Il est probable que le mythe des amazones se fonde sur une certaine réalité. Pour les Grecs dont la société était dominée par les hommes, nul doute que les amazones représentaient un fantasme.
Cette image inversée avait un impact incontesté sur l’imagination des hommes.

Jusqu’à quel point ces cultures pratiquaient le matriarcat ? Cela reste à découvrir.
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lamia
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MessagePosté le: Ven Mar 28, 2008 9:15    Sujet du message: Répondre en citant

Le Masque de Fer

Depuis plus de trois cents ans, le mystère du Masque de fer fascine et l’on prête à ce prisonnier pas moins de cinquante visages possibles. De la plus improbable hypothèse à la plus vraisemblable, il convient d’aller voir derrière le masque et surtout de ne pas prendre pour argent comptant tous les bruits qui ont couru sur l’identité du Masque de fer.


Itinéraire du Masque de fer

Le vendredi 19 juillet 1669, le ministre de Louis XIV, le marquis de Louvois informe Mr de Saint-Mars de l’arrivée prochaine à Pignerol d’un nouveau prisonnier nommé Eustache Danger. C’est dans cette prison que sont détenus également Nicolas Fouquet et le marquis de Lauzun. En octobre 1681, le dénommé Eustache Danger est conduit à Exilles toujours accompagné de Saint-Mars qui est devenu son geôlier et qui ne se séparera jamais de « son prisonnier ». Le 17 avril 1687, une nouvelle prison accueille Eustache Danger dans l’île de Saint-Marguerite près de la ville de Cannes. Enfin, au cours de l’année 1698, notre prisonnier et Saint-Mars arrivent à la Bastille ou le Masque de fer meurt le 19 novembre 1703. Son corps sera mis en terre au cimetière de Saint-Paul.


Les masques du prisonnier

Nous sommes en 1675. Saint-Mars demande à cette date la permission à Louvois de donner Eustache Danger à Fouquet en tant que valet : le ministre accepte. Dés lors, notre prisonnier est libre de confier ses secrets à Fouquet. Néanmoins, rappelons que l’ancien ministre des finances est condamné à perpétuité. Ce n’est pas le cas de Lauzun qui va être libéré et dont personne ne souhaite qu’il rentre en contact avec Danger. Pourtant en 1680 on découvre une ouverture entre la chambre du marquis et celle de Fouquet : Lauzun a sans doute pu parler avec le prisonnier si Fouquet ne lui a pas déjà tout révélé sur son valet. L’ancien ministre est tellement angoissé devant la découverte de cette ouverture qu’il n’y survit pas et décède d’une crise d’apoplexie. Dés lors, il faut faire croire à Lauzun que ce qu’il a pu apprendre n’a guère d’importance ou que ce n’est que foutaises. On lui fait croire que ce valet a été libéré de sorte que quand lui-même sort de prison, il semble qu’il se soit tu. En réalité, Danger a été conduit dans la Tour d’en bas où il doit porter un masque d’acier a chaque fois qu’il reçoit la visite d’un autre que Saint-Mars (médecin, confesseur…). De la sorte, Lauzun ne peut se douter que ce prisonnier et l’ancien valet de Fouquet ne font qu’un.

Lorsque Danger doit changer de prison, il doit également revêtir ce masque au cours du voyage pour cacher son visage à ses gardes. C’est en 1687 qu’on lui pose un masque de velours noir dont on n’est pas sûr qu’il le porta tout le temps.


Eustache Danger

Qu’il soit ou qu’il ne soit pas vraiment Eustache Danger, c’est sous cette appellation que nous connaissons le Masque de fer…est il semble bien que cet homme soit réellement notre prisonnier. Ce dernier né en 1643 pourrait être un valet d’Henriette d’Angleterre, belle-sœur de Louis XIV et sœur de Charles II, roi d’Angleterre. En 1669, la France et l’Angleterre tentent de trouver un arrangement pour mettre fin aux divers conflits entre les deux pays. Il semble que Danger est servi d’espion, qu’il est eu un double rôle. Entre autre, il était au courant du souhait secret de Charles II de se convertir au catholicisme alors que l’Angleterre était protestante. C’était là un véritable secret d’Etat qui fallait étouffer d’où son arrestation en 1669. Le 30 juin 1670, Henriette d’Angleterre qui connaissait donc l’identité de notre prisonnier –non masqué à cette date- meurt brusquement, se disant empoisonnée. L’aurait-on fait taire ?

Autre point qui conforte la théorie que Danger est le Masque de fer : le prisonnier est mort en 1703 et aurait dit à son confesseur qu’il devait avoir environ soixante ans. Eustache Danger étant né en 1643, les dates concordent.


Les hypothèses les plus soutenues

1) Un certain Matthioli

Prisonnier de Saint-Mars, on voit souvent en lui le Masque de fer. Espion italien qui, servant ses intérêts, était tantôt du côté de Louis XIV, tantôt du côté du duc de Savoie, il fut arrêté par le roi de France en 1679 en territoire ennemi. Comme il est illégal de tendre un piège à un homme hors du royaume de Sa Majesté, certains prétendent que le visage de Matthioli fut recouvert d’un masque pour que le duc de Savoie n’apprenne jamais qu’un de ses sujets se trouvent sans jugement et en toute illégalité, prisonnier du roi de France. Mais si on se penche sur la date d’arrivée de Matthioli à Pignerol, on constate que cela se produit dix ans après la date émise dans les correspondances entre Louvois et Saint-Mars. Autre point : Louis XIV fini par avertir le duc de Savoie sur le sort de son espion et le duc n’est pas mécontent de s’en être débarrassé. Pourquoi continuer à lui faire porter un masque alors ? De plus, le nom de l’italien disparaît de la correspondance entre le ministre et Saint-Mars en 1694 pour la bonne raison qu’il est mort à Pignerol cette année là. Matthioli n’est donc pas le Masque de fer.


2) Le comte de Vermandois

Fils légitimé de Louis XIV et de Louise de la Vallière, le comte de Vermandois meurt le 8 novembre 1683 à l’âge de seize ans, victime de maladie. Selon certain, c’est pour avoir giflé son demi-frère le Grand Dauphin que son père Louis XIV le fait passer pour mort et le fait disparaître derrière un masque. En 1786, Louis XVI décide de couper court aux rumeurs et fait ouvrir la tombe du comte. L’autopsie est formelle, il s’agit bien là des restes du fils de Louis XIV et de sa maîtresse.


3) Le duc de Beaufort

Cousin de Louis XIV, né en 1616, François de Beaufort participe à la Fronde contre la politique de Mazarin et se range du côté du roi de France en 1653. En juin 1669, il est porté disparu à la bataille de Candie contre les turcs. Son corps ne fut jamais retrouvé et les bruits commencèrent à courir sur un possible enlèvement souhaité par Louis XIV. De plus, le duc de Beaufort avait été l’amant d’Anne d’Autriche et pourrait être le possible père de Louis XIV. Sur son lit de mort, la reine-mère entretenu son fils seul à seul. Lui avoua-t-elle qu’il n’avait en fait aucun droit au trône et qu’il était un bâtard ? Personne ne peut le dire.


4) Un frère aîné de Louis XIV

Tout le monde connaît la passion amoureuse qu’il y eut entre Anne d’Autriche et le duc de Buckingham et on parle d’un fils né de cet amour interdit. A moins que ce frère aîné qui aurait vu le jour en 1636, soit deux ans avant le roi soleil, n’ait pour père Richelieu. Devant l’incapacité de Louis XIII à donner un enfant à la reine, le cardinal se serait chargé d’assurer la dynastie des Bourbon.


5) Un frère jumeau de Louis XIV

C’est la thèse la plus soutenu, celle qui alimenta le plus de romans ou de films. Louis XIV serait né le premier ce 5 septembre 1638 en présence de toute la cour. Son jumeau aurait vu le jour huit heures et demi après dans la soirée pendant le repas de Louis XIII sans témoins ou presque. Le futur Louis XIV avait déjà été présenté comme Dauphin et le souverain pouvait craindre une querelle dynastique entre les jumeaux. Après tout, Gaston d’Orléans frère cadet de Louis XIII n’avait pas hésité à intriguer contre le roi alors on imagine ce qu’aurait pu donner un affrontement entre des jumeaux qui tout deux pouvaient prétendre au trône.


6) Une fille aînée de Louis XIII

Pourquoi enfermée une sœur aînée de Louis XIV sous un masque quand on sait que seul les mâles peuvent prétendre à la couronne de France ? Cela fait plus de vingt ans que le couple royal est stérile. Enfin en 1637, Anne d’Autriche est enceinte pour de bon mais aurait mis au monde une fille. Craignant de ne plus avoir d’autre enfant, Louis XIII aurait substitué à sa fille un garçon né le même jour d’un couple inconnu : c’est le futur Louis XIV. Seulement, en 1640, la reine met au monde un fils, le duc d’Anjou. Ainsi, le Dauphin est un usurpateur et l’héritier légitime de la couronne se voit attribuer le rôle de cadet. La situation implique davantage qu’on étouffe l’affaire de l’échange des enfants en 1638.

La théorie ne tient pas car il est certain que ceux qui ont vu le Masque de fer même le visage caché, on reconnu un corps masculin. De plus, devait-on vraiment faire disparaître de la sorte une femme ? Là où la théorie s’effondre c’est la naissance de Louis XIV qui se passa en public : le sexe de l’enfant fut donc connu de suite et la substitution est alors impossible.


Pourquoi un tel traitement ?

Si Eustache Danger fut traité comme un simple prisonnier, une fois que le masque fait son apparition, le régime change totalement. Il paraît que Saint-Mars nomme son prisonnier « mon prince », lui procure la meilleure nourriture, lui fournit un mobilier des plus riches qu’il puisse trouver. Le Masque de fer est servi à genoux par ceux qui lui apportaient son repas et en sa présence, Saint-Mars et tous gardes restent debout, ne s’asseyant que lorsque le prisonnier le permet. Un ancien valet de la princesse d’Angleterre mérite-il un pareil traitement de faveur ? Mais si le Masque de fer est un prince de sang, comment expliquer qu’on osa faire de lui le valet de Fouquet à Pignerol ?

Il semble qu’à partir du moment où Eustache Danger porte un masque, Saint-Mars monte une histoire invraisemblable pour alimenter les rumeurs. Si les gens sont occupés à chercher l’identité de ce prisonnier dans la haute noblesse, ils ne pourront jamais découvrir sa véritable identité de valet à la cour de France. Ainsi, Saint-Mars nous joue une belle comédie en prétendant détenir un prince et le servir comme tel. D’après les sources, ce serait même lui qui murmura que le Masque de fer était en réalité le duc de Beaufort en 1688 soit un an après l’apparition du masque sur le prisonnier.


Pourquoi ne pas avoir tué Eustache Danger ?

Si le Masque de fer n’était pas un prince de sang, pourquoi s’encombrer de ce prisonnier à qui il était interdit de dire qui il était sous peine de mort immédiate ? N’était-il pas plus simple de l’exécuter discrètement ? Sous l’ancien régime contrairement à ce que certains pensent, un homme ne peut être tué qu’après un jugement et une sentence. Le Masque de fer n’ayant pas eut droit à un jugement, point d’exécution. Déjà sous Louis XIII, Richelieu avait écrit à Rome pour demander si on pouvait exécuter discrètement un homme pour raison d’Etat (à cette époque, le duc de Montmorency se révoltait contre le roi) et ce fut un refus de la part de l’Eglise catholique. Louis XIV ne pouvait donc se rendre coupable d’un tel crime.


Un mythe

Aujourd’hui, il est quasi-certain que le Masque de fer était Eustache Danger, simple valet de la princesse Henriette d’Angleterre. Si beaucoup continuent à soutenir la thèse du jumeau ou du frère aîné c’est qu’une fois le masque tombé, la réalité déplait. Quoi ? Celui autour de qui on a construit tant d’hypothèses n’est qu’un valet qui tenait dans ses mains un secret compromettant l’honneur d’un roi étranger ? Saint-Mars a donc construit lui-même le mystère enveloppant son prisonnier ? Non diront certains. Après tout même si de 1669 à 1703 on attache au prisonnier le nom d’Eustache Danger, qui peut affirmer que cet homme n’est pas mort d’une quelconque façon en 1681 ? Et que l’on se soit servi de son nom pour désigner ce prisonnier masque qui était en fait un prince de sang royal ? Oui, c’est possible...encore faut-il le prouver. Donnez à une énigme une solution qui ne plait pas, les gens s’empresseront d’émettre de nouvelles hypothèses qui séduisent davantage.


Eustache Danger est probablement notre homme, encore faut-il que cela plaise au public.


Selon la légende, dans la nuit qui suivit l’enterrement du Masque de fer, un homme curieux creusa la tombe pour trouver une grosse pierre à la place de la tête.

Pour certains historiens, les restes du Masque de fer sont dans les catacombes de Paris, quelque part perdus dans un tas de milliers d’os et de crânes.


pour en savoir plus : "le masque de fer" de Jean-Christian Petitfils
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MessagePosté le: Jeu Avr 03, 2008 17:04    Sujet du message: Répondre en citant

Mata Hari : Courtisane ou espionne ?

Qui était Mata Hari ?
Sous le nom de Mata Hari, Margaretha Zelle ajoute des danses indonésiennes à son répertoire de charme. Elle est belle et fascinante. En ce début du 20e siècle, Mata Hari mène une vie anticonformiste qui la rend forcement suspecte.
Lorsque Mata Hari est arrêtée pour espionnage, ses accusateurs affirment qu’elle utilise un code à base de notes de musique pour transmettre des secrets à l’ennemi.
Cette femme, amoureuse de la vie, était-elle une espionne ?


Les débuts de Mata Hari

Née dans une riche famille néerlandaise de Leeuwarden le 7 août 1876, Margaretha Geertruida Zelle, est destinée comme toute jeune fille de l’époque à un riche mariage et à avoir de nombreux enfants.
Pourtant, son destin va être tout autre et elle symbolise toujours aujourd’hui, le mystère, l’érotisme et l’espionnage.

La jeune fille rejette très tôt le conformisme bourgeois et devient une courtisane ainsi qu’une danseuse exotique.

Elle apprend l’art de la séduction. Marié à un officier de l’armée coloniale néerlandaise, on raconte qu’elle séduit et attire chez elle des hommes importants.
Son premier mari semble être l’instigateur de ces rencontres. Une fois les amants dans le feu de l’action, le mari surgit, un appareil photo à la main, et immortalise la scène pour faire chanter les imprudents.

Séparée de son mari, Margaretha s’installe à Paris à la fin de l’année 1903, bien décidée à réussir une carrière de danseuse.

Après une période difficile, pendant laquelle elle gagne en fait sa vie comme courtisane, la jeune femme décide de changer d’image.

Ainsi naît la danseuse exotique Mata Hari, qui entame rapidement une carrière internationale.



Une espionne pleine de charme

Elle rencontre Truffaut von Jagow, chef de la police berlinoise. Celui-ci tombe amoureux d’elle et devient son amant. Il comprend aussi qu’il peut utiliser les charmes de sa maîtresse à son avantage et surtout à celui de l’Allemagne.

Il l’incite à poursuivre ses activités de courtisane et l’encourage à s’occuper d’hommes politiques, de personnalités de l’armée et de la diplomatie.
Elle pourra ainsi obtenir d’importantes informations d’ordre militaire.

Elle accepte et c’est ainsi qu’elle commence sa carrière d’espionne sous le matricule H 21.

La jeune femme participe à de nombreuses soirées et nouent des liens avec des hommes influents.

Très douée, elle leur soutire des informations qu’elle rapporte ensuite aux Allemands.

Ses talents de séductrice ont des conséquences graves quand commence la Première Guerre mondiale.
Elle s’engage comme infirmière, près de Vittel, et parvient à arracher aux officiers blessés des détails des plans des prochaines offensives.

Etrangement, à plusieurs reprises, des offensives françaises se heurtent à une concentration imprévue de troupes allemandes.
Lors de l’une de ces offensives, plus de 100 000 soldats trouvent la mort.

Pour la France, cette défaite est directement imputable aux informations glanées par Mata Hari.



Courtisane ou espionne ?

Au début de l’année 1917, Mata Hari est arrêtée. Elle avoue ses liaisons mais ne reconnaît pas avoir obtenu de renseignements confidentiels.
Elle affirme qu’elle est effectivement une courtisane mais pas une espionne.

Elle clamera son innocence jusqu’à sa condamnation et son exécution quelques mois plus tard.
Convaincue de l’implication de la jeune femme dans des activités d’espionnage, la cour de justice militaire ne délibère pas longtemps avant de prononcer la condamnation à mort.

Face au peloton d’exécution, elle refuse qu’on lui bande les yeux et meurt sans avoir baissé les yeux.

Cette affaire n’est pourtant pas vraiment close. En se fondant sur des documents d’archives, la Fondation Mata Hari et la ville natale de la jeune femme ont déposé, fin 2001, une demande de révision du procès auprès du ministre français de la Justice.

Ils sont persuadés que Mata Hari, jugée à huit clos, a fait les frais d’un procès falsifié à des fins patriotiques.
Pour Léon Schirmann, qui a mené une enquête approfondie, il qualifie ce procès de machination et de crime judiciaire.

D’après lui, Mata Hari a été le jouet des services d’espionnages allemands qui se seraient servis d’elle comme bouc émissaire.

Alors, Mata Hari n’était-elle qu’une femme qui aimait profiter de la vie ?
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MessagePosté le: Ven Avr 11, 2008 19:59    Sujet du message: Répondre en citant

Robin des Bois a-t-il existé ?

Robin Hood, Robin des Bois, était un fier hors-la-loi, volant les riches pour donner aux pauvres. C’est du moins le portrait que nous en font les ballades anglaises du Moyen Âge. Mais, Robin des Bois était-il vraiment ce bandit au grand cœur ? A-t-il même jamais existé ? Les historiens ont cherché des preuves de l’existence de ce héros légendaire.
On peut aussi se demander pourquoi ce symbole de la résistance des paysans de race saxonne aux nobles est passé à la postérité.


A la recherche de Robin Hood

Au 19e siècle, les historiens qui ont grandi en écoutant les histoires chevaleresques remises à la mode par Walter Scott, estiment que les aventures de Robin des Bois manquent de bases historiques sérieuses.

L’un deux, Francis James Child, déclare en 1882 que Robin des Bois n’est qu’un personnage imaginaire de ballade populaire.

Des recherches ultérieures montreront cependant que la légende recèle peut-être certains éléments véridiques.

La première version complète de l’histoire de Robin des Bois est datée du XVe siècle. Il s’agit d’une ballade intitulée « Lyttle Geste of Robyn Hode ».
On y trouve déjà les personnages qui nous sont devenus familiers grâce au cinéma : le shérif de Nottingham, Petit Jean …

Dans la plupart des références anciennes à Robin des Bois, les premières remontent à 1350, ses exploits se déroulent dans la forêt de Barnesdale, dans le Yorkshire.


Les historiens se sont donc demandés si « un prince des voleurs » n’a pas existé dans cette région au XIIIe siècle.

Vers 1228-1230, les archives seigneuriales mentionnent un Robert Hood, décrit comme un fugitif qui « a volé pour le plus grand nombre ».

Le problème c’est que Robert Hood était un nom très courant en Angleterre.


De nombreux candidats au titre de Robin des Bois

Il existe de nombreuses contradictions entre les différentes références historiques. Les ballades situent les exploits au cours de quatre règnes différents : de celui de Richard Cœur de Lion (1189-1199) à celui d’Edouard II (1307-1327).

On a surtout retenu le règne de Richard Cœur de Lion. Dans la plupart des films, Robin des Bois devient un défenseur du Roi, parti en croisades, contre son perfide frère Jean Sans Terre.

Mais, les historiens ont également établi un lien entre Robin Hood et la révolte qu eut lieu en 1265 contre le roi Henri III, sous la conduite du comte de Leicester Simon de Montfort.


Le chroniqueur anglais Walter Bower raconte que, après la rébellion contre Henri, « le fameux voleur Robert Hood […] prit la tête de ceux qui avaient été déshérités et bannis à la suite de la révolte ».

Mais cette histoire est mise en doute par les historiens modernes. Ces derniers font remarquer que l’arc long, que l’on voit dans les versions de la légende, n’était pas utilisé sous le règne d’Henri III (1216-1272).

Le candidat le plus plausible est un paysan de Wakefield, dans le Yorkshire, qui a probablement pris part à un soulèvement contre le duc de Lancastre en 1322. Les archives de la ville mentionnent un Robert Hood, condamné pour avoir transgressé « les lois de la forêt «, résisté au seigneur du lieu, et pour ne pas avoir pris part à la guerre contre les Ecossais.
Il semble également que la maison de Robert Hood ait été confisquée pour cette raison, ce qui expliquerait que cet homme se soit réfugié dans la forêt.

Cela situerait la légende au cours du règne d’Edouard II qui, lui-même, a eu un valet nommé Robert Hood.

Beaucoup d’autres rebelles et hors-la-loi ont été identifiés à Robin des Bois. Parmi eux, Robert Thwing, qui a pillé les monastères pour distribuer du grain aux pauvres. Il y a également Robert Fitzooth dont les dates de naissance et de décès, 1160-1247, correspondraient à celles de Robin des Bois.
Du moins, c’est ce que prétend un document retrouvé.

Un héros national

Les œuvres littéraires ont tellement transformé les éléments historiques qu’il devient impossible de retrouver les traces originales d’un Robert Hood.

Marianne, la belle dont tombe amoureux Robin, n’est par exemple apparue qu’au XVIe siècle, tout comme le frère Tuck.
Il est probable que l’un des conteurs a dû estimer qu’il manquait une dimension sentimentale à cette légende.


Selon les versions, Robin est un défenseur des pauvres et des opprimés ou un héros national qui combat les envahisseurs normands aux côtés des Anglo-Saxons.

Peu importe finalement que le personnage ait vraiment existé ou non. Cette légende est presque universelle.
On y valorise l’amour de la justice, le courage et l’honnêteté. Savoir que de tels héros ont pu ou pourraient exister nous rassure sur la nature humaine.
La réalité était cependant certainement moins distrayante que les héros qu’elle a engendrés.
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MessagePosté le: Dim Mai 11, 2008 9:23    Sujet du message: Répondre en citant

L’Atlantide : mythe ou réalité

La question n’est bien entendu pas tranchée et il y a au moins autant d’adversaires que de partisans de l’Atlantide. Pour certains, en particulier Vidal-Naquet, l’Atlantide est une pure allégorie, une affabulation destinée à cristalliser la notion d’unité et d’altérité, chères à Platon : “ L’Athènes antique, terrienne, sage et prospère, se désagrège sous le raz de marée d’une nouvelle civilisation, maritime et commerçante, indisciplinée et livrée aux démagogues et aux luttes intestines ; ainsi sous l’effet de la mer qui engendre l’altérité, se disloque la belle cité dont les gardiens vivaient dans une absolue communauté, c’est à dire dans l’unité. ”. L’invraisemblance d’une civilisation aussi avancée qui aurait disparu sans laisser de trace est bien sûr le cheval de bataille des défenseurs ce cette thèse.
D’autres ont vu dans l’Atlantide une civilisation dont on connaissait peu de chose, la civilisation des Crétois. Les archéologues savaient qu’elle avait été frappée par une mystérieuse catastrophe vers 1.500 avant J.C. (soit environ 900 avant Platon). Des fouilles effectuées sur Théra, une île proche de la Crête, démontrèrent que l’île avait été victime de l’éruption d’un volcan, le Santorin, et qu’une partie de celle-ci s’était effondrée sous les flots. Théra était elle l’Atlantide ? Les dates fournies (plus de 80 siècles d’écart tout de même) par Platon ne correspondaient pas et Théra n’était pas au delà des Colonnes d’Hercule. Pour cette thèse, Platon dit la vérité mais les évènements historiques sont modifiés pour son propos.
Des quelques 2.500 livres parus sur le sujet, il existe à peu près autant de localisation du continent mythique. Certains l’ont trouvé aux Açores (et des sondages réalisés à 3.000 m de profondeur qui ont remonté de la lave vitrifiée qui n’a pu se former qu’en surface semblent apporter de l’eau à leur moulin), d’autres au Groenland, sur les côtes africaines du Niger, au Mato Grosso (la famille KRUPP dépensa au début de ce siècle un demi million de dollars, une somme colossale, pour monter une expédition au Brésil), en Sibérie, etc… Les partisans de la véracité des propos de Platon sont persuadés que l’Atlantide a existé et qu’il suffit de trouver où elle se trouve. Pour eux, les Atlantes étaient soit une civilisation avancée qui a connu sa gloire avant de disparaître suivi ensuite par la civilisation égyptienne, soit des extra-terrestres, soit les ancêtres de toute la race humaines, etc…
Atlantophiles et Atlantophobes ont cependant autant d’arguments les uns que les autres, et le mystère de l’Atlantide reste toujours insondable.



L’histoire de l’Atlantide

Selon la légende, l’Atlantide était le domaine de Poséidon, dieu des océans. Située au delà des Colonnes d’Hercule (le détroit de Gibraltar), l’île abritait un peuple particulièrement prospère et avancé. Poséidon, amoureux d’une mortelle, Cléito, créa au sein de l’île une cité, Atlantis, qu’il entoura d’anneaux de mer pour la protéger.
Cléito donna naissance à 5 paires de jumeaux qui se divisèrent l’île. Le plus vieux, Atlas, devint le premier roi d’Atlantis. Le contrôle de la ville et des terres attenantes lui revint. Le centre d’Atlantis était occupé par une gigantesque colline au sommet de laquelle un immense temple à la gloire de Poséidon était érigé. Une statue d’or titanesque représentant le dieu marin sur un chariot tiré par deux (ou cent selon les descriptions) hippocampes géants était abritée par le temple. Immense, regorgeant de toutes les richesses du sol et du sous-sol, fourmillante d’hommes, l’Atlantide était prospère.
Race conquérante, les Atlantes auraient soumis la Libye jusqu’à l’Egypte et l’Italie. Atlantis était une cité magnifique, sous une sage administration et une royauté juste (et héréditaire).
Cependant, les Atlantes changèrent. Corrompus, avides, intolérants envers leurs congénères, blasphémateurs même envers le géniteur d’Atlas, ils s’attirèrent la colère de Poséidon et des autres dieux. Le courroux divin pris la forme d’un cataclysme aussi soudain que violent qui fit sombrer en peu de temps l’Atlantide et ses habitants au plus profond des mers. Platon situe la destruction du continent vers 9.000 ans avant son époque (soit environ 11.000 ans pour nous).


Le mystère Schliemman


En 1912 (le 20 octobre), le docteur Paul Schliemman signait un article “ Comment j’ai découvert l’Atlantide ” dans le New York American. Il était le petit fils du célèbre Henry Schliemman, celui-là même qui découvrit les restes de Troie.
A la mort de son illustre aïeul, le docteur Schliemman avait pris connaissance d’une lettre scellée lui demandant de briser un vase à tête de hibou dans l’appartement du défunt. Celui-ci contenait des fragments de poteries, des objets en os fossile et un étrange rectangle de métal inconnu sur lequel on lisait en inscription phénicienne “ fragment venant du temple aux murs transparents ”. Le vase contenait également une sorte de pendentif avec des hiéroglyphes signifiant : “ de l’Atlantide du Roi Cronos ”. Selon Schliemman, le morceau de métal inconnu était de l’orichalque provenant de la mythique Atlantide. Il affirma de plus avoir pris connaissance de deux manuscrits : l’un maya, conservé à Londres et l’autre chaldéen conservé au Tibet. Tous deux, vieux de plusieurs millénaires, confirmaient l’existence d’une grande civilisation atlante qui aurait donné naissance aux civilisations égyptiennes, américaines et méditerranéennes.
Cependant, Schliemman tardait à apporter ses preuves et beaucoup commencèrent à mettre en doute ses découvertes. Celui-ci attaqua ses détracteurs devant la justice mais il disparut brutalement sans laisser de trace. On ne trouva également pas trace du vase à tête de hibou et des ouvrages mayas et chaldéens. S’agissait-il d’une fraude ?

La vision de Cayce

Edgar Cayce, un médium des années 30, prétend qu’au cours de plusieurs transes il a vu une cité magnifique dont le centre, sis sur une colline, était occupé par un temple gigantesque. Celui-ci abritait une statue du dieu Poséidon. Ses descriptions avaient une remarquable similitude avec les descriptions de Platon, mais Cayce n’aurait jamais lu les ouvrages de Platon. Il avait vu les Atlantes, peuple fier et particulièrement avancé. Ainsi ceux-ci connaissaient la fission nucléaire, possédaient des aéronefs mais aussi des sous-marins capables de descendre à des profondeurs inimaginables. Selon Cayce, l’Atlantide aurait été détruite par l’incapacité des Atlantes à dominer les nouvelles sources d’énergie qu’ils utilisaient (la première bombe atomique de l’antiquité ?). Bien entendu, tout cela est difficile à vérifier.

Les autres terres disparues

L’Atlantide n’est pas le seul objet de la curiosité de certains. On peut ainsi citer : la cité d’Ys en Bretagne, engloutie sous les flots ; la Lémurie, un continent disparu du pacifique qui expliquerait la présence des lémures à Madagascar et en Amérique du Sud ; Mu, un continent disparu dont on sait peu de chose et qui serait décrit dans un document maya dont les deux premiers caractères ressemblent à un M et un U.

Conclusion

Les amateurs de chasse au trésor ont donc encore un peu de pain sur la planche. Pour la petite histoire, il est amusant de constater que nombre de personnes croyant à la métempsycose (i.e. la réincarnation) sont persuadés d’avoir été un Atlante. C’est en particulier le cas de l’actrice américaine Doris Day qui a été, dans une vie antérieure, ni plus ni moins qu’un des dix jumeaux issus de Cléito qui furent les premiers rois de l’Atlantide. Elle cherche d’ailleurs son jumeau, et, si vous le connaissez, n’hésitez pas à lui écrire un petit mot, elle sera certainement très heureuse.
L’Atlantide existe-t-elle ? “ Nul ne le sait, mais à chacun l’âge venu, la découverte ou… l’ignorance ”.
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YOUKY
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MessagePosté le: Dim Mai 11, 2008 10:26    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Lamia d'avoir relaté ceci, pour ma part j'ai toujours cru à l'existance de l’Atlantide.
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